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(il y a un jeu de mots)

Réponses Photo 233 : Procédés anciens, nouvelles images

En ce moment dans les kiosques, de quoi occuper ces journées pluvieuses pour une grande partie d’entre nous : Réponses Photo 233 (daté Août). Avant de vous détailler ce qu’il y a au menu, voici l’ambiance générale du numéro à travers l’édito de Sylvie Hugues :

Et si l’avenir de la photo d’art se trouvait dans les procédés anciens? OK, je fais de la provocation facile, néanmoins et nous l’avons encore constaté à la dernière foire à la photo de Bièvres, la photo alternative a le vent en poupe! L’année dernière, un photographe américain Quinn Jacobson réalisait des portraits au collodion humide sur son stand (voir notre n°219). Cette année ils étaient trois photographes à coucher la chimie sur la plaque de verre et à tirer la bobine des photographes amateurs ravis!

En novembre dernier, au prestigieux salon Paris Photo, sur le stand de la galerie Agnès b., lieu branché s’il en est, les ambrotypes d’un certain Matthias Olmeta ont tous trouvé preneur à environ 2000 € chacun. Et comment ne pas évoquer les sténopés et autres procédés “d’Arte Povera” qui continuent de séduire des amateurs et mêmes des pros (voir la commande réalisée à Sète par le collectif Tendance Floue). Pourquoi cet attrait des auteurs, des spectateurs et des collectionneurs pour ces procédés marginaux, délicats à utiliser et peu qualitatifs (du moins en termes de netteté et de piqué optique)?

À Bièvres, j’ai fait ma petite enquête. Pas de doute, le fait de découvrir des portraits se révéler en pleine lumière, de manipuler une chambre photographique en bois, de voir la chimie agir directement sur une plaque de verre, tout cela impressionne, fascine, étonne. À l’heure de la photo sur ordinateur, où un simple filtre Photoshop va imiter le rendu d’un cyanotype, le choix des procédés anciens ou alternatifs résulte, je crois, d’un besoin de plus en plus vital dans notre société: le besoin d’authenticité. Il y a un côté “bio” dans cette attitude. Un peu de snobisme aussi parfois. Mais généralement une volonté individuelle de revenir au rapport physique avec la matière.

Les trois artistes que nous avons interviewés dans ce numéro sont unanimes: la nature artisanale de ces procédés et leur rendu aléatoire n’est pas une lubie ou une mode, mais une vraie recherche esthétique avec une relation quasiment physique à l’œuvre d’art: on pourrait presque parler d’alchimie. La transition est alors toute trouvée pour vous parler aussi de l’exceptionnelle “carte blanche” de 16 pages que nous consacrons au photographe espagnol Chema Madoz. En effet, lui aussi, à sa manière est un sacré alchimiste de l’image. Avec son fidèle Hasselblad chargé de film Ilford noir et blanc, sans filtre, ni éclairage, sans retouche, ni plug-in, il réinvente le quotidien et réinterprète les petits objets anodins de façon surréaliste ou poétique.

L’économie de moyen a toujours été l’apanage des grands artistes. Tout comme ce sentiment diffus mais excitant, de ne pas emprunter les routes trop fréquentées. Et à l’heure des départs en vacances, à la manière d’un Bison Futé photographique, nous aimons bien cette idée de vous amener à découvrir ces chemins de traverse et ces sentiers caillouteux qui sont l’apanage de la photographie buissonnière…

Maintenant le sommaire (clic pour agrandir) :

 

Quelques pages au gré du feuilletage :

Les résultats du concours « sur le vif » : il fallu départager 5000 envois, pour trouver 5 gagnants qui ont emporté leur Fuji X100 en vacances. Et ce n’est pas fini, car nous suivrons leur travail de l’été pour une suite sous forme de portfolio et d’exposition…

A propos de concours, je vous rappelle le « concours de concours », dans le cadre du hors-série de Réponses Photo encore en kiosque : 12 boitiers reflex de Sony, Nikon, Canon et Pentax à gagner…

Sony justement, avec un test de l’Alpha 35 :

L’été est un peu plus calme en matière de sortie de matériel, c’est donc l’occasion de tester des choses qui sortent de l’ordinaire, comme ont pu le faire Claude Tauleigne et Julien Bolle, qui ont testé respectivement un tilt-shift à 250 € et un caisson étanche universel.

Mais c’est aussi une bonne période pour faire le point sur une catégorie de matériel : 20 focales fixes pour reflex APS-C.

La photo ce n’est pas que le matos, et il y a de belles images inhabituelles dans ce numéro : Cyanotypes, Zyatypes et Gomme bichromatée dans la première partie d’un dossier sur les procédés anciens remis au goût du jour, concocté par Renaud Marot, qui enchaîne le mois prochain avec le Daguerréotype, le papier salé et le collodion. Et un superbe portfolio qui allie humour et élégance avec le travail de Chema Madoz.

 

Du pratique également pour compléter la trilogie matos – images – pratique :

L’été c’est la saison des expos, ne ratez pas les plus importantes grâce à la sélection de RP sur 11 pages :

Je termine par une note perso pour vous montrer à quoi je passe mes vacances : une pluie de logiciels est soudainement arrivée, annoncés dans ce numéro et actuellement en cours de test. Verdict dans le prochain numéro et probablement même le suivant — sans dévoiler les résultats, disons qu’il y a de bonnes surprises et des déceptions lors des tests approfondis par rapport aux annonces ci-dessous et au premières prises en main…

Bonne lecture, et rappelez-vous qu’on peut quand même faire de très bonnes photos sous la pluie !

6 Comments

  1. l’aternatif EST l’avenir…j’en suis persuadé !

  2. Plus de 10 fois le barbarisme « qualitatif » dans ce numéro, ça fait peut-être un peu beaucoup!

    Amicalement néanmoins

  3. Barbarisme peut-être, mais pas forcément solécisme… 😉
    Je transmets l’observation !

  4. J’adore ces sympathiques joutes pour l’honneur de notre belle langue française !

    Je me permets tout de même de préciser que les textes de ‘Réponses photo’ me paraissent en général très respectueux de la langue ; en particulier, la syntaxe est très soignée … à mon avis (avec un triple AAA pour Béchet, notamment dans son toujours excellent billet .. et pour Durand ; et ce n’est pas de la flatterie : qu’y gagnerais-je ?) ; et que si les tics de langage sont en effet parfois gênants, je les préfère fondés sur notre langue que mal importés (tel le très courant et très odieux ‘impacter’ ; pour prendre un exemple parmi d’autres).

    Cette livraison m’a semblé excellente aussi quant aux photos publiées (notamment celles de Bouvet)

    Pour le reste, je m’étonne toujours du peu de cas fait (dans l’édito de la rédac chef, par exemple ; mais aussi dans leur présentation) des photos de Legal (je n’ai pas son nom ‘sous la main, et je doute de l’orthographe du nom) ..

    Merci et continuez comme ça ..

  5. Ben oui, on fait le max pour faire genre qualitatif, quoi.

  6. 😉

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