Willy Ronis, 1997. Photographie Philippe Pache
Willy Ronis, 1997. Photographie Philippe Pache

La nouvelle de la disparition de Willy Ronis n’a pas pu vous échapper, tous les médias ayant salué tant son talent photographique que sa personnalité attachante. J’étais à Arles ce week-end pour la clôture des expositions, et espérais bien voir sa rétrospective à l’église Sainte-Anne, mais elle avait fermé fin Août  pour libérer les lieux pour une autre expo. Et c’est juste après que j’ai appris sa disparition, regrettant d’autant plus ce rendez-vous manqué.

C’est alors que je tombe sur ce souriant portrait par Philippe Pache “pris dans une cuisine en Lozère lors d’une délicieuse semaine de vacances en juin 1997″, et j’ai eu envie de le partager avec vous (merci Philippe).

Et Sylvie Hugues m’appelle ce matin pour me demander de relayer l’annonce d’un hommage à Willy Ronis dans le prochain numéro de Réponses Photo (parution mi-octobre) :

On avait déjeuné avec lui en juillet à Arles, il nous avait dit “ah, l’année prochaine je compte bien être là pour fêter mes 100 ans”, et j’y croyais, il était tellement riche, tellement drôle, tellement ouvert sur le monde. Je ne pouvais pas imaginer qu’il mourrait, j’allais dire si vite — malgré ses 99 ans — on avait l’impression qu’il était devenu éternel.

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D’ici là, pour le retrouver, je vous recommande son petit livre Ce jour-là paru chez Mercure de France et en poche chez Folio, des petits textes en regard d’une cinquantaine de ses photographies, qu’il présente ainsi : “J’ai la mémoire de toutes mes photos, elles forment le tissu de ma vie et parfois, bien sûr, elles se font des signes par-delà les années. Elles se répondent, elles conversent, elles tissent des secrets.

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