[Photo contrecollée sur Dibond | Photo Ombellifères par Philippe Durand]

Je suis en train d’étudier des solutions d’encadrement pour une prochaine exposition, sachant que je ne souhaite pas que mes tirages soient masqués par un verre ou un plexi. Après diverses explorations sur les solutions de contrecollage (PVC, mousse…), je suis revenu sur le Dibond. Mais lors de cette investigation,  j’ai réalisé que finalement je ne savais pas vraiment ce que c’était que le Dibond, au-delà d’un support rigide pour présenter les tirages. Alors j’ai creusé un peu.

D’abord on voit pratiquement écrit aussi souvent Dibon que Dibond. La bonne orthographe est Dibond. Avec 2 D (comme Durand, un au début, un à la fin — c’est ce que je réponds quand on me demande “avec un D ?”). Parce que Dibond est une marqué déposée, qui est détenue par la société 3A Composites. Comme son nom l’indique, elle est spécialiste des panneaux composites, dont le Forex, panneaux de PVC également utilisés pour des contrecollages mais aussi des impressions directes.

                             

[Sandwich | Document 3A Composites]                  [Aspect final | Document mabellephoto.com]

Le Dibond est en fait un sandwich, à l’invention relativement récente (1992). Il est constitué de deux tôles de parement aluminium de 0,3mm chacune recouvertes d’un film de protection, et d’un noyau en polyéthylène. Les faces avant et arrière sont thermolaquées en blanc ou en couleurs, en mat, en brillant, structurées, brossées ou anodisées. L’intérêt du Dibond est sa légèreté et sa rigidité, même en grandes surfaces, sa durabilité et sa stabilité thermique par rapport au PVC. Il existe en plusieurs épaisseurs, 2mm étant souvent utilisé pour le contrecollage de photos.

 

[Chassis dorsal | Document mabellephoto.com]

Une fois votre photo contrecollée (dans un labo) sur Dibond, il faut un moyen de l’accrocher au mur. Il est plus esthétique de décoller la photo du mur, donc un peu dommage d’utiliser un sytème simpliste (mais pas cher) comme le crochet autocollant.

La première solution est d’utiliser un châssis dorsal, en bois ou aluminium, proposé en général par les labos. Ce n’est sans doute pas impossible de bricoler cela soi-même avec deux baguettes parallèles.

La seconde solution est plus chère mais très élégante : la caisse américaine. Le Dibond est posé sur un châssis, lui-même partie d’une caisse en bois, les bords étants distants de 1 cm des bords de la photo, ce qui fait que le tirage semble flotter dans le cadre.

  

[Caisses américaines | Document mabellephoto.com
Photos Philippe Sainte-Laudy, Fabian Guignard, Serge Ramelli]

On trouve ces prestations dans les labos pros. Pour ma part, je vais confier ça à mabellephoto.com (que je suis depuis leur création donc je leur fais volontiers un peu de buzz), qui peut prendre en charge les tirages et encadrements pour une expo (pour un devis : 01 43 66 39 60).