On ne présente plus le Fuji Finepix X100, vedette de la Photokina 2010, cela fait déjà 6 mois. Si on ne l’a toujours pas vu à l’œuvre, cela n’a pas empêché le buzz de se propager.

Je ne me souviens pas d’un appareil ayant reçu autant de critiques positives… avant même d’être sorti ! Il faut dire que les marketeurs d’Ashigara (selon l’expression favorite des journalistes — en fait, plus probablement Tokyo, Ashigara étant le berceau historique de fabrication des films) ont bien fait les choses et quelque soit la destinée de l’appareil, nous avons eu là la campagne marketing du siècle, grâce à la complicité des internautes et autres blogueurs (je mets photofloue.net dans le sac).

En vedette le site, fort bien fait au demeurant, www.finepix-x100.com/fr qui est une belle vitrine pour cet appareil original. Témoignages d’utilisateurs (enfin… futurs utilisateurs pour l’instant), fiche technique complétée au fil des mois, vidéos à buzzer, images témoins (oui, il fait des photos qu’elles ont l’air bien), rien ne manque.

L’attente semble prendre fin avec l’annonce de la disponibilité imminente de l’appareil, probablement suivi rapidement d’une période de rupture de stocks qui ne fera que relancer le buzz.

Maintenant, qu’est-ce qu’il donne sur le terrain ? J’avoue attendre la prise en main avec une certaine impatience — tout effet de mode mis à part.

En tant qu’utilisateur de Leica X1, je l’attends en particulier sur quatre points :

  1. Le viseur : j’ai renoncé à acheter le viseur séparé pour le X1 car, dépourvu de toute information, il ne sert pas à grand chose.
  2. La réactivité au déclenchement : le public cible de ces appareils est habitué à la réactivité du reflex. Toute lenteur en la matière est frustrante, et le fait de comprendre la différence technologique dans la mise au point qui explique cela, ne change rien à l’affaire.
  3. La vitesse d’enregistrement en Raw : le Leica X1 permet la prise de vue en Raw, mais à condition de patienter pour prendre la vue suivante. Sauf, curieusement, à choisir la prise de vues en rafale.
  4. La mise au point manuelle : pas très pratique sur le Leica.