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(il y a un jeu de mots)

Réponses Photo 252 : Photogénie de la ville

01Couv 252

Le nouveau Réponses Photo est arrivé dans votre boite aux lettres, kiosque ou tablette ! Ce mois-ci, un grand dossier sur la ville, deux superbes portfolios de William Ropp (je suis fan !) et Daniel Lebée, le test du nouveau Nikon D5200, du très attendu zoom Nikon 70-200 mm f:4, des deux focales fixes Sigma 35mm f:1,4 et Tamron 90mm f:2,8 (qui vous feront changer d’avis sur les marques d’objectifs universels, au cas où vous auriez encore des réticences), et des tas d’autres articles comme chaque mois.

A noter : ma rubrique mensuelle « vu sur le net » est d’un format inhabituel, entièrement consacré à la censure des nus sur les réseaux sociaux, un phénomène qui agace et inquiète de plus en plus de photographes.

Je laisse la plume à Sylvie Hugues avant de vous livrer un aperçu de quelques pages. Bonne lecture !

Sincèrement, quand nous avons décidé de consacrer le grand dossier du mois à la “Photogénie de la ville”, nous n’avions pas réellement imaginé combien cette thématique était devenue un sujet photographique central et multiple, il suffit de taper “street photography” dans un moteur de recherche sur Internet pour s’en convaincre. Pour beaucoup d’entre nous la ville est dorénavant l’espace “normal” pour vivre, voyager, se distraire… et donc photographier ! Entre espaces verts et barres d’immeubles, le “paysagiste” trouvera des atmosphères bien différentes. Le reporter pourra, de son côté, saisir des instantanés à la volée ou entrer dans des sujets sociaux ou politiques en se faisant accepter dans des univers intimes. Le portraitiste aura face à lui des milliers de visages qu’il pourra intégrer, ou pas, dans des décors urbains ou végétaux… Le graphiste s’amusera avec les architectures, modernes comme anciennes, et pourra selon son style isoler avec des longues focales des détails oubliés ou au contraire pousser ses courtes focales dans des perspectives délirantes… Bref, comment cerner “la photogénie urbaine” en 40 pages quand plusieurs livres ne suffiraient pas à faire le tour du sujet !

Une solution s’imposait alors : suivre essentiellement les conseils que l’on donne à ceux qui viennent, chaque mois, nous montrer leurs images à la rédaction. Ne pas se disperser, ne pas vouloir tout faire et tout montrer, mais se concentrer sur un des aspects de la question et essayer de le traiter en profondeur. Mieux vaut un sujet resserré et bien traité qu’un survol généraliste d’une thématique trop vague…

De ce fait, nous avons donné carte blanche à notre spécialiste “maison” de la prise de vue urbaine, Jean-Christophe Béchet. Il vous a concocté un dossier à la fois pratique et culturel, où l’exercice concret de la photographie de rue s’appuie autant sur une “culture de l’image” que sur des compétences purement techniques. Car il est évident qu’aujourd’hui les appareils photo, hybrides comme reflex, sont tellement performants que l’on peut leur faire confiance pour bien exposer et pour déclencher au bon moment. En revanche, aucun appareil ne saura cadrer à votre place, ni trouver l’axe de composition ou le point de vue qui distingueront votre image de l’ensemble de la production actuelle. Dans la rue, la quête de l’instant décisif avec un Nikon F2 chargé d’une Kodachrome 64 ISO ou avec un reflex numérique qui monte à 6 400 ISO sont deux pratiques qui n’ont plus rien à voir sur le plan technique mais qui restent assez proches en termes de cadrage, composition, gestion des plans, contrastes… Avec le temps, les priorités et les bons conseils évoluent, les outils passent, les regards s’affinent, et les grandes images restent… et se bonifient ! Regardez nos cinq lecteurs sélectionnés dans le dossier sur la ville (c’est d’ailleurs la photo d’une lectrice, Isabelle Schmitt, qui est publiée en couverture), nos deux portfolios ainsi que les résultats de nos concours (les résultats de l’Ordre de mission sur le thème “ambiance Polar” sont impressionnants de qualité). Oui, la photo est décidément un espace difficile à délimiter, classer, évaluer… Et le chaos visuel de nos villes contemporaines sied parfaitement à cet art qui continue de mêler de façon fascinante la poésie et l’esprit documentaire…

Réponses Photo 252 Sommaire

Cliquez sur le sommaire pour l’agrandir

 

02 Evénement-cm_Page_1

02b Evénement-cm_Page_2 03photogénie de la ville ouverture

04_10 Q -cm

 

05 Venise-cm_Page_1

 

06L'exemple-JC _Page_1

 

08exemple Barmada-cm

 

09exemple Gazé-cm

 

10 exemple schmitt-cm

 

11 Ropp _Page_1

 

12 NR Lebee-cm

 

13Test_Nikon_OK_Page_1

 

14Expos 252-cm_Page_1

15Vu sur le net_252_OK_bis

 

6 Commentaires

  1. gabsriel@gmail.com'

    Bonjour !

    Je voudrais revenir sur le bloc note.

    Oui Annie Leibovitz est « connue » comme chère photographe. Mais je me souviens avoir lu pas mal d’articles indiquant qu’en fait elle était hyper endettée :
    http://www.rue89.com/2009/09/13/la-photographe-annie-leibovitz-ruinee-par-sa-folie-des-grandeurs

    En outre, je pense qu’il faut prendre avec précaution la comparaison avec des photographes comme Leibovitz, LaChapelle ou Crewdson par exemple. Parce ces 3 là ont en commun de réaliser des projets extrêmement mégalo et coûteux.

    Ce serait comme comparer un réalisateur de court métrage de Balaruc-les-bains (au hasard hein), et James Cameron. Ce dernier investi probablement plus dans le cinéma (y compris le sien) que son pauvre confrère.

    Il y a un numéro hors-série de RP qui parle également de « l’état de l’Art » en matière de photographie où l’auteur de notre bloc note préféré évoque le fait que les galeries choisissent actuellement plutôt des projets « à concept », plus rentables que le reste. On le voit aussi dans les concours et festivals, les phénomènes de modes sont très important en photo, je pense par exemple à Darzacq. L’évolution ces dernières année des Rencontres d’Arles va aussi à mon avis dans ce sens. Est-ce le bon sens ? Peut être qu’ils n’ont pas vraiment le choix. Et en attendant, les photographes qui ont des projets personnels un peu à la marge de cet état de l’Art, « insignifiants », sombrent dans la dépression (oui bon j’exagère…à peine).

    La photographie à mon avis n’échappe pas à la tendance générale en matière de culture : le buzz et surtout le buzz…

  2. gabsriel@gmail.com'

    Petit ajout de dernière minute :

    J’observe avec attention depuis 2006 l’évolution de la « proposition » photographique du site Internet DeviantArt (catégorie « people and portrait »).

    Le constat est effarant. Mois après mois des portraits classiques et photos de mode se sont peu à peu dénudés, laissant apparaître au fil du temps une épaule, un genoux, puis un sein, une fesse, de sorte qu’aujourd’hui les parties intimes soient clairement un des principaux sujet de cette catégorie sur le site. Extrème ! Deviant ! Je parle ici de généralisation de la pornographie (la pornographie est-elle un Art ? c’est un autre sujet).
    Mais je trouve que c’est symptomatique du mal qui touche notre société « culturelle ». Il faut aller toujours plus loin, pour le buzz.

  3. philippe@photofloue.net'

    Sans doute, mais la sous-catégorie « Artistic Nudes » entre dans cette catégorie « people and portraits ». Et comme il est de plus en plus compliqué de publier des nus ailleurs (cf. entre autres l’avertissement exaspérant à chaque visite sur un blog hébergé par Blogger s’il contient du nu), Deviant Art se trouve privilégié sur ce sujet. Il faut noter aussi la fréquentation importante des photographes russes et autres pays de l’est pour lesquels le genre « nu/mode » est majeur.

  4. gabsriel@gmail.com'

    Oui, ce que j’évoquais c’est la part importante sur ce site de la photo érotique.

  5. gabsriel@gmail.com'

    J’espère ne pas trop « spammer » ici (après tout ce n’est pas un forum…). Mais pour poursuivre sur le sujet, voici un article qui évoque l’avenir des Rencontres d’Arles :
    http://lejournaldelaphotographie.com/entries/10239/avis-de-tempete-sur-arles-par-christine-coste
    Une des places fortes de la photographie en France.

  6. ledroit20@gmail.com'

    Je viens de voir la photo primée de la série polar, techniquement réussie, mais c’est tout. La deuxième primée sortait nettement du lot : simplicité qui va à l’essentiel. Pas d’esbroufe.

    Et surtout pas besoin de la description complète du matos dont on n’a rien à faire surtout quand la photo n’est qu’une réussite technique montrant une scène convenue.

    Seul le résultat compte et peu importent les moyens utilisés pour y arriver.

    Cela me fait penser au numéro précédent recensant les qualités photographiques de photos moyennes, mais que l’on considère comme exceptionnelles parce qu’elles ont été prises dans des conditions difficiles ou dans des contrées dangereuses !

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