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(il y a un jeu de mots)

Photoshop CS5 : secrets de polichinelle et petites manœuvres marketing


C’est maintenant officiel, Adobe Photoshop CS5 et la tribu de tous les logiciels de la Creative Suite (Illustrator, Première, InDesign, Dreamweaver & Co) sortiront dans une semaine, le 12 avril plus précisément. Enfin, je veux dire que c’est maintenant officiellement officiel, car jusqu’à présent c’était confidentiellement officiel. On savait, mais on n’avait pas le droit de le dire.
Et je ne suis même pas sûr que j’ai le droit de dire que je le savais… Parce que je suis soumis jusqu’à la date fatidique du 12 avril par un embargo Adobien. En effet, si on veut pourvoir être informé suffisamment en avance pour annoncer ce nouveau produit dans un titre de presse au moment de sa sortie et pas plusieurs semaines plus tard, il faut signer un N.D.A. (« Non Disclosure Agreement »). Alors on nous communique les infos, éventuellement une version de pré-lancement du produit, de manière à pouvoir rédiger un article, et si possible faire un test si le produit fourni est définitif ou quasi — ce qui est le cas avec Photoshop CS5. Les marketeurs sont très chatouilleux sur le sujet et les incidents diplomatiques ne se comptent plus, il suffit que la veille de l’annonce un bout d’info ait filtré pour qu’une armée de détectives se mette en marche pour trouver le coupable et le bannir à vie d’infos de ce type, voire de budgets publicitaires.

Ne pas jouer le jeu veut dire priver ses lecteurs d’une information intéressante et se contenter de bruits de couloir, jouer le jeu entraine une certaine frustration journalistique de ne pas diffuser une info en notre possession. Bref, il faut faire avec. Là où ça se gâte, c’est quand d’une main on vous demande de la boucler et de l’autre on organise de vraies-fausses annonces du style « on peut encore rien dire, mais peut-être que le prochain Photoshop fera ce genre de chose », ou « voilà un truc sur lequel on travaille dans notre labo », démo à la clef.

Le 24 Mars, on nous annonce que la date de sortie est maintenant officielle, mais qu’il ne faut surtout rien dire de ce qu’on a vu. Le 24 Mars, se tient également Photoshop World aux Etats-Unis. Le maître de cérémonie, Johnny Loiacono, vice-président d’Adobe, annonce CS5 en disant « je n’ai pas le droit de vous dire comment s’appelle la nouveauté à venir parce que le service marketing me tuerait, mais après CS3 et CS4, il y aurait une certaine logique à ce que ce soit CS5 », montre les boites en disant qu’il n’a pas le droit (quel boute-en-train !), et invite Katrin Eismann, auteur de plusieurs bouquins sur Photoshop, a faire la démo de quelques nouveautés. Le tout filmé et retransmis. Le buzz est soigneusement complété avec de petites vidéos de démo sur les sites des adobiens John Nack et de Russell Brown.

Donc je ne vous dirai pas ce que je sais sur Photoshop CS5 (je respecte mes engagements), mais ce que vous allez voir dans les vidéos qui suivent. Un nouvel outil de retouche prenant en compte le contenu qui est assez bluffant — je parle démo, pour ce qui est de la vie réelle, je peux rien dire 😉 .

Un outil d’importation qui corrige les défauts optiques des objectifs à la manière de DxO, en s’appuyant sur une base de données objectifs / boitiers. Un système de sélection et de masquage plus sophistiqué. Un outil de déformation sophistiqué, qui fonctionne en assignant des points d’ancrage comme articulations de la déformation. Une palette de nouveaux outils de peinture, avec des brosses paramétrables. Ajoutez à cela, cela ne vous aura pas échappé, que la version beta de Lightroom (deuxième version en téléchargement libre actuellement) fonctionne avec un moteur de traitement des Raw radicalement différent de la version précédente, au point où on a maintenant le choix entre les deux versions, et vous savez parfaitement que Lightroom partage ce moteur avec Camera Raw.

Que dire de plus qui soit déjà sur la place publique ? Que le nom de code de cette version est « white rabbit », du nom du lapin trop pressé dans ce chef d’œuvre du nonsense qu’est Alice au Pays des Merveilles. Vous savez, celui qui dit « Mon Dieu, mon Dieu, je vais être en retard ! »

Allons-y pour la brochette de vidéos :

La démo de Photoshop World (qualité pas top, les vidéos suivantes sont meilleures, mais ici il y a l’ambiance)

L’outil de retouche prenant en compte le contenu :

Retouche de contenu, application sur un panorama :

L’outil de sélection et masquage :

L’outil de déformation « marionnette »

Les outils de peinture :

Autre vidéo sur les outils de peinture :

Et pour terminer, déjà un pastiche de la fonction de remplissage « prenant en compte le contenu » :

4 Comments

  1. Euh… Wahou !
    Ca va être beaucoup plus simple de virer un pied de micro ou un roadie génant sur mes photos de concerts… Quand j’aurais de quoi me payer une machine qui fera tourner CS5. Pardon, le prochain photoshop dont on ne doit rien dire !

  2. Photoshop, je m’en fiche un peu (trop compliqué pour moi et beaucoup trop cher..) mais un grand merci pour ces infos sur le contenu que les chères têtes blondes sorties des Hautes Écoles de Commerce (pardon : les ‘business schools’, dans la langue de la liturgie concernée) donnent au mot de « communication » ;
    ça me sidère toujours… et je suis encore plus sidéré de voir que nos peuples démocratiques acceptent de sociétés commerciales (avec l’administration desquelles ils n’ont rien à voir), ce qu’ils n’accepteraient d’aucun gouvernement (qu’ils ont élus).

  3. @ Christian moi non plus j’aime pas photoshop mais là franchement faut pas
    PRO pour manipuler la sourisette trop fort vous imaginez une chambre bordélique d’ado normale quoi ou autre il y à des jours tu vis virtuellement juste pour le côté pratique.

    Faut t il déjà penser aux cadeaux de Noel trop fort.

  4. « être »

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